Vaccinations chez les migrants et les réfugiés : un défi pour les systèmes de santé européens

Added April 24, 2018

Citation: Mipatrini D., Stefanelli P., Severoni S., et al. Vaccinations in migrants and refugees: a challenge for European health systems. A systematic review of current scientific evidence. Pathogens and Global Health. 2017;111(2):59-68.

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Cinquante-huit articles ont été inclus dans une synthèse qualitative pour évaluer la fréquence des maladies à prévention vaccinale et la couverture vaccinale chez les migrants et les réfugiés en Europe. Les résultats ont montré que les migrants et les réfugiés ont des taux de vaccination inférieurs à la population de souche européenne.

Des études ont montré que les pays d’origine des migrants et des réfugiés ont diminué les taux d’immunisation. Un examen systématique qualitatif a été réalisé afin d’évaluer la fréquence des maladies à prévention vaccinale, ainsi que la couverture vaccinale, entre les migrants et les réfugiés en Europe. Cinquante-huit articles ont été extraits des bases de données Medline et Cochrane. Les maladies analysées comprenaient la rougeole liée à l’hépatite B, la rubéole, les oreillons, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, la diphtérie, la méningite et la varicelle. Bien qu’il y ait eu des données insuffisantes pour plusieurs des maladies analysées, plusieurs études ont conclu que les taux d’immunisation des migrants et des réfugiés étaient inférieurs. Les raisons des plus faibles taux de vaccination incluent une faible couverture vaccinale dans le pays d’origine, une constante migration empêchant l’administration de plusieurs doses, l’absence d’enregistrement du patient et le manque de coordination des autorités de santé publique. Les auteurs recommandent un suivi accru du statut vaccinal lors de l’entrée en Europe.

 

Clause de non-responsabilité : le présent résumé a été rédigé par le personnel et les bénévoles de Evidence Aid afin de rendre le contenu du document original accessible aux décideurs qui cherchent les données disponibles sur la santé des réfugiés et demandeurs d’asile, mais qui n’ont peut-être pas le temps, initialement, de lire le rapport original dans son intégralité. Il ne se substitue pas aux avis médicaux des médecins, des autres travailleurs sanitaires, des associations professionnelles, des personnes qui élaborent les lignes directrices, des gouvernements nationaux et des organismes internationaux. Si les lecteurs de ce résumé estiment que les données qui y sont présentées sont pertinentes pour prendre leur décision, ils devraient se référer au contenu et aux détails de l’article original ainsi qu’aux conseils et lignes directrices offerts par d’autres sources d’expertise avant de prendre des décisions. Evidence Aid ne peut être tenue pour responsable de décisions prises au sujet des réfugiés et des demandeurs d’asile sur la seule base du présent résumé.

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