Actions de sensibilisation pour réduire ou éliminer la violence et promouvoir le bien-être physique et psychosocial des femmes victimes de violences conjugales

Added November 12, 2019

Citation: Rivas C., Ramsay J., Sadowski L., et al. Advocacy interventions to reduce or eliminate violence and promote the physical and psychosocial well-being of women who experience intimate partner abuse. Cochrane Database of Systematic Reviews 2015, Issue 12. Art No.:CD005043. DOI:10.1002/14651858.CD005043.pub3.

Il n’y a aucune preuve probante qu’une sensibilisation intensive réduise les sévices sexuels, émotionnels ou les abus en général ni n’améliore la santé mentale des femmes. L’incertitude demeure quant à l’efficacité d’une sensibilisation restreinte (principalement dans les établissements de santé), bien que cela puisse offrir des avantages à court terme pour la santé mentale et réduire la maltraitance.

La sensibilisation peut aider à réduire les violences entre partenaires intimes, donnant aux femmes les moyens d’améliorer leur situation en donnant des conseils et un soutien informel pour planifier leur sécurité et en améliorant l’accès à différents services. Cette revue a évalué les effets de la sensibilisation dans ou hors des milieux de soin chez les femmes victimes de violences conjugales. Elle comprend 13 essais cliniques menés dans plusieurs pays, portant sur 2 141 femmes de différents groupes ethniques, âgées de 15 à 65 ans et souvent pauvres. Les essais ont montré qu’une sensibilisation restreinte (jusqu’à 12 heures) était plus courante dans les établissements de santé et qu’une sensibilisation poussée (de plus de 12 heures), plus commune dans d’autres contextes. Six résultats clés ont été trouvés concernant la violence physique, la violence sexuelle, la violence psychologique, la dépression, la qualité de vie et la mort. Dans l’ensemble, les chercheurs ont constaté qu’une sensibilisation poussée pouvait améliorer la vie quotidienne des femmes hébergées dans des refuges pour victimes de violences familiales à court terme et réduire la violence physique un à deux ans après l’intervention. Cependant, les chercheurs ont noté de nombreux résultats biaisés, menant à une méthodologie mal construite et à des incohérences entre les études. Des doutes subsistent cependant quant à l’impact réel et positif de ces discours sur les femmes ou les effets du type de sensibilisation, la place qu’on lui accorde, ou la gravité des abus subis par les femmes bénéficiaires de l’intervention.

 

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